1. La Prière
  2. L’invocation
  3. Le Coran
  4. L’Imam al-Mahdî(qa)
  5. Connaître Dieu
  6. La Voie de l’Éloquence
  7. Spiritualité des Infaillibles(p)
  8. L’Au-delà
  9. Méditer sur l’Actualité
  10. Le Bon Geste
  11. Des états spirituels
  12. La Bonne Action
  13. Exemples des grands savants
  14. Les Lieux Saints
  15. Notre Santé morale
  16. Notre Santé physique
  17. Notre Nourriture
  18. Expces Spirituelles des autres
  19. Le Courrier du lecteur
  20. Le Livre du Mois
  21. La Femme dans l'Islam
  22. Entretiens
  23. Éditorial
  24. Divers
  25. Éduquer nos enfants
2026-06-09 | Readers 14 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

2-L’éducation des principales forces-A-la Fitra (11)


2-L’éducation des principales forces (11)

 

A partir du numéro 120 de la revue, nous avons commencé à publier les fondements et les principes de l’éducation islamique de nos enfants, valables aussi bien au niveau de la famille que celui des écoles. Pour cela, nous avons choisi de traduire les principaux passages du livre « L’éducation des enfants »(1) de s. ‘Abbas Noureddine(2). La 2ème partie aborde la question de l’éducation des principales forces de l’être humain. L’éducation de la première force abordée est celle de la « fitra » (la nature fondamentale de tout être humain)(3). Après avoir vu ce qu’est la fitra puis un des obstacles à l’épanouissement de la fitra, la force de l’illusion (al-wahm) et comment l’affronter, nous sommes en train de nous demander comment développer les motivations de nos enfants vers le Bien et la Perfection (suite).

A-Education de la « fitra » (11)

 

 

II/3) Comment développer les motivations vers le Bien et la Perfection chez nos enfants ? (b)

Nous avons vu que l’empressement (ou l’élan)vers les Perfections est l’esprit et la source de l’éducation et que, par la Grâce de Dieu, ce moteur propulseur est présent en tout être humain. C’est un ordre naturel (fit) qui vient dans le cadre de l’organisation de la création et de ses instruments fondamentaux.

Mais nous avons vu que la maturation de l’être humain sur terre se fait progressivement et passe par des étapes. Nous avons vu, la dernière fois, la première de ces étapes. Nous allons voir, cette fois-ci, la deuxième, où entrent en jeu d’autres facteurs (comme celui de l’hérédité) qui sont liés au monde ici-bas, au monde de la nature (at-tabî‘at)(4).

 

Là [lors de cette deuxième étape], les facteurs héréditaires peuvent avoir une influence claire sur le développement de l’âme. Et cela, quand le corps a un rôle fondamental pour son épanouissement [de l’âme]. Alors, beaucoup des qualités acquises, des habitudes alimentaires et sanitaires, et des lignes de conduite des pères et des mères (même ! jusqu’aux grands-pères et grands-mères) vont avoir des effets sur leurs enfants.

C’est pourquoi il est recommandé de bien choisir son partenaire [dans le couple, l’époux ou l’épouse], qu’il soit convenable, pourvu de particularités rationnelles, morales et de foi, en plus du fait de s’assurer de respecter les conditions de la transmission de la goutte [de l’accomplissement du rapport] et des états de la grossesse.

 

Le Messager de Dieu a dit :

« Mariez-vous dans la tribu (al-hujzi) vertueuse car la race (al-‘irqa) est un comploteur  (dassâsunn). »

(Makârem al-Akhlâq, p197)

 

Le Prince des croyants a dit :

« Prenez garde à épouser les stupides (al-hamqâ’) car leur compagnie est une calamité (balâ’unn) et leurs enfants (ou descendance) une perte (dîyâ‘unn). »

(al-Kâfî, vol.5 p353)

 

Tout cela indique – si cela indique quelque chose – que l’éducation réelle, effective ne commence pas à partir du moment où l’éducateur a la possibilité de contacter et de fréquenter les enfants, mais qu’elle commence et se façonne en fonction du mode de vie et selon la ligne de conduite suivie par les pères et les mères et qui a le plus grand effet sur le produit de leur mariage.

 

Il est vrai que l’âme est distincte du corps mais elle se développe et se forme de lui.

Ainsi les nombreuses caractéristiques héréditaires qui se transmettent aux corps des enfants, vont avoir des effets sur la formation de cette âme, et avec elle, les circonstances de la réception et de l’émanation de la fitra.

On pourrait comparer [le corps] à la partie et aux éléments durs d’un ordinateur et notre âme aux programmes opérationnels. Si la partie et les éléments durs ne sont pas en harmonie avec ces programmes opérationnels, ces derniers ne fonctionneront pas bien et il ne sera pas possible de les développer

De même, l’éducation du corps – depuis le début de l’opération de sa formation dans les lombes de l’homme et la matrice de la femme, séparément et ensemble – a de grands effets sur le degré de la fitra et le niveau de l’émanation des motivations liées à la perfection, à la vertu, au bien et à la bonté.

 

Il est dit que beaucoup de malformations ou de dommages qui surviennent aux corps (et par suite à la fitra) peuvent être réformés lors de la première étape de l’enfance par l’intermédiaire d’une éducation qui lie le corps à la raison. Et cela est un propos juste et précis.

Si la destruction n’a pas atteint le degré de la destruction totale des membres (comme la destruction encéphalique chronique), il est escompté que l’éducation et la volonté auront de grands effets sur la rectification de la plupart des effets négatifs héréditaires.

On a pu voir comment, dans certains cas, il est arrivé que l’éducation a réussi à avoir le dessus sur une sorte d’une énorme destruction encéphalique. Ainsi, certaines personnes touchées par une destruction encéphalique à 95% ont pu utiliser ce qui restait de cet appareil pour construire une vie humaine lucide !

 

Il apparait que le point le plus important vers lequel l’éducation doit se tourner à cette étape – en plus de la santé du corps et de sa force – est la préoccupation du côté de la raison, qui se manifeste selon une expression que nous avons souvent employée, la « conscience de soi » ou la conscience totale de ce qui arrive à l’intérieur de l’âme et la considération de la relation causale entre les motivations, les lignes de conduite, la volonté, les comportements, les actes et le devenir.

 

Rien ne réforme ce qui a été corrompu de la nature (at-tabî‘at)(4) que l’affermissement du pouvoir de la raison sur elle et sa gérance sur l’âme.

 

 (pp89-91)

(1)Tarbiyyat al-Awlâd – min al-mabâdî’ wa-l-usûl ilâ at-tatbîq wa al-‘amal de s. ‘Abbas Noureddine aux Ed. Bayt Alkâtib.

(2)cf. L.S. No93, l’entretien effectué avec lui sur ce sujet de l’éducation des enfants.

(3)Nous renvoyons le lecteur à un autre livre que l’auteur a publié, « h at-tarbiyyah » aux Ed. B.A.A., où une étude détaillée et approfondie de la fitra est donnée (mais en arabe).

(4)Les deux mots (al-fitrat) et (at-tabî‘at) sont habituellement traduits en français par le même mot : « nature » alors qu’ils ne désignent pas la même chose en arabe. (Al-fitrat) désigne la nature fondamentale de tout être humain selon laquelle Dieu a formé les gens (cf. le verset 30 de la sourate ar-Rûm (30) : {Dirige ta face vers la Religion (ad-Dîn) de façon ferme (sans déviation- hanîfann). La Nature de Dieu (fitrata Allâhi) selon laquelle Il a formé/façonné (fatara) les gens..} – c’est-à-dire la Religion (ad-Dîn) étant la formation, l’état adventice, la façon accidentelle après la constitution –, les gens ont été formés selon cette Fitra divine (fitrata Allâhi), cette nature originellement formée. (cf. Dictionnaire du vocabulaire du noble Coran, p316 aux Ed. BAA). Et (at-tabî‘at) désigne la nature dans le monde ici-bas (et concernant l’être humain, il inclut les instincts, les passions, les facteurs héréditaires).

www.lumieres-spirituelles.net     No141 – Muharram-Safar 1448H – Juin-Juillet-Août 2026


Articles précédents:

1448 (2026-2027)

1447 (2025-2026)

1446 (2024-2025)

1445 (2023-2024)

1444 (2022-2023)

1443 (2021-2022)

1442 (2020-2021)

1441 (2019-2020)

1440 (2018-2019)