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2020-04-19 | Readers 293 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

La tombe du Prophète Yehia(p) à Damas


La tombe du Prophète Yehia(p) à Damas

Peu d’informations sur l’endroit où serait enterré le Prophète Yehia(p) (Saint Jean Baptiste pour les Chrétiens) existent. Selon la tradition de certaines églises chrétiennes, reprise par celle musulmane, c’est dans la grande mosquée des Omeyyades à Damas en Syrie, qui se trouve le reliquaire contenant au moins la tête du Prophète Yehia(p).

Histoire de la mosquée

—Cette grande mosquée dite « Mosquée des Omeyyades » fut édifiée au 8e s (entre 706 et 715) dans la vieille ville romaine de Damas devenue capitale de l’Empire omeyyade, à l'emplacement d’une ancienne église Saint Jean Baptiste (4e siècle), qui elle-même avait été construite sur un ancien temple voué à Jupiter Damascène et avant au culte de Hadad entre le 10e et le 9e siècles av. J.-C. Elle fut instaurée à la demande du calife/roi omeyyade Walîd 1er (qui prit le pouvoir entre 705 (86H) et 715, durant l’Imamat de l’Imam as-Sajjâd(p)) pour affirmer le pouvoir omeyyade et rivaliser avec Médine.

—L’église de saint Jean-Baptiste (qui était un édifice de petite taille) fut en grande partie démolie, lors de son aménagement en une mosquée, pour gagner de l'espace. Furent préservés le clocher de « Jésus » devenu minaret et certains murs extérieurs.

—Puis la mosquée subit une série de catastrophes et à part sa disposition originale, elle ne contient presque plus rien d’omeyyade. Au cours des siècles, plusieurs restaurations furent menées, par les Ayyoubides, après plusieurs incendies (en 1069, 1166 et 1174), par les mamelouks, après la conquête mongole de Tamerlan (1401) notamment sur le minaret ouest, puis en 1759, suite à un tremblement de terre qui mit à mal le portique autour de la cour, enfin récemment après un nouvel incendie qui ravagea le bâtiment, en 1893 et qui détruisit la quasi-totalité des mosaïques. Ces restaurations ont cependant sauvegardé l’état initial de la mosquée et reconstitué différents éléments (plafonds, coupoles, décorations).

La mosquée comprend :

*Trois minarets (dont un, le clocher de l’ancienne église) élevés sur les tours carrées romaines : deux aux angles du mur de la qibla, le troisième au-dessus de la porte, au milieu de la façade opposée.

*Une grande cour (sahn) (122 × 50 m), bordée d'un portique (riwâk), actuellement constitué uniquement de piliers de section carrée avec, cependant, deux colonnes alternant avec un pilier sur les côtés est et ouest. Elle offre une superbe façade recouverte, sur la partie supérieure, de mosaïques polychromes de verre sur fond doré de style byzantin, reconstituées après l’incendie de 1893. Deux thèmes sont exposés : sur l’édifice en pierre, une représentation du monde « pacifié » et islamisé et sur les décors floraux, une vision omeyyade de la ville idéale. Face à elle, une fontaine pour les ablutions et, dans la partie ouest, un petit édicule.

*Une longue salle de prière (120 x 40 m) à laquelle on a accès par trois entrées (une quatrième porte pré-islamique, au sud, ayant été murée pour le mur de la qibla) : celles de l'ouest (Bâb al-Barid) et de l'est (Bâb Jayrun) antiques et celle du nord (Bâb al-Fardaous) située à l'emplacement de la porte romaine, remodelée lors de la construction. La salle de la prière est divisée en trois nefs parallèles (ayant chacune un mihrab), avec une centrale, coiffée d’une haute coupole soutenue par quatre gros piliers. Côté sud, le mur de la qibla donnant l’orientation de la prière. De nombreuses colonnes – pour la plupart des réemplois des pierres romaines –, supportent une arcature qui est elle-même surmontée d'un étage à claire-voie permettant à la fois de rehausser le toit et de donner aux supports plus de transparence. Au-dessus, une charpente (généralement en bois) soutenant un toit en bâtière (à double pente) et un plafond ouvragé.

C’est là que se trouve le monument funéraire ayant recueilli les reliques du Prophète Yehyâ fils de Zakariya (St Jean Baptiste) et selon certains dires aussi celles du Prophète Jonas(p).

L’édicule de marbre de nabi Yehia(p) :

En effet on trouve dans cette grande salle de prière, un édicule de marbre entouré de colonnes blanches, séparées par des grilles dorées, surmonté d’une petite coupole, entourée elle aussi à sa base de petites colonnes blanches et surmontée d’un dôme vert sombre, le tout dans un éclairage vert chatoyant. Les reliques de nabi Yehia(p) (ou du moins sa tête), quant à elles, sont enserrées dans un tombeau à l’intérieur de l’édicule. Les croyants aiment se recueillir auprès de sa tombe et réciter une ziyâra à son adresse.

www.lumieres-spirituelles.net     No103  -Ramadan-Shawwal  1441 – Mai-Juin 2020

Aperçu de la vie du Prophète Yehia(p)

Le Prophète Yehia(p) fils du ProphèteZacchariyya(p) (Jean-Baptiste) est un Prophète grandiose de Banî Isrâ’îl, contemporain du Prophète ‘Issa(p) (Jésus) fils de Mariam, son cousin maternel. Plusieurs versets parlent de lui(p) dans le noble Coran (37-41/3 Ale ‘Imrân ; 2-15/19 Mariam). Il fut tué injustement, décapité (sa tête ayant été exhibée dans tout le pays) puis enterré à Damas en Syrie.

®Sa naissance fut un miracle pour ses parents. Son père(p) était devenu un vieillard affaibli et sa mère était stérile. Dieu Tout-Puissant leur fit don d’un fils, Yehia, alors qu’ils n’avaient plus d’espoir (cf.8/19 Mariam). Le miracle de la naissance de nabi Yehia(p) avait pour objectif d’éduquer la foi des gens en la Puissance divine absolue.

®Mais le miracle ne se limita pas à sa naissance. Dieu (qu’Il soit Glorifié) donna au Prophète Yehia la sagesse alors qu’il était enfant (cf.12/19 Mariam) (tout comme au Prophète ‘Issa(p)).

Miracle que sheikh Hussein al-Kouranî(qs) attribue à une Manifestation particulière de la Bonté subtile divine pour renforcer la foi en le Dissimulé (al-ghayb).

Et son insistance dans le noble Coran est une autre Manifestation de la Bonté Subtile divine ainsi que sa répétition en les Prophètes(p) et en plusieurs Imams(p), renforçant cette confirmation et la rendant comme un principe de dogme confirmé, incontesté, une autre Effusion de la Bonté subtile divine particulière.(1)

Ce miracle de nabi Yehia(p) était aussi une préparation pour les croyants aux miracles des Imams(p) de la famille du Prophète Mohammed(s) – certains des Imams ayant dû assumer la charge de l’Imamat, enfants (les Imams al-Jawâd(p), al-Hâdî(p) et al-Mahdî(qa)).(2)

®Le noble Coran qualifie de façon particulière le Prophète Yehia(p).

1)D’abord son nom « Yehia » (le vivant) qui lui fut donné de façon spécifique par Dieu :

-{Son nom est Yehia et Nous ne lui avons pas donné avant d’homonyme.}(7/19Mariam)

2)Les autres attributs mentionnés :

-{approbateur d’une Parole de Dieu.}(39/3Ale ‘Imrân)

-{maître.}(39/3Ale ‘Imrân)

-{chaste.}(39/3Ale ‘Imrân)

-{un Prophète}(39/3Ale ‘Imrân)

-{du nombre des vertueux.}(39/3Ale ‘Imrân)

-{lui a été donné le Livre avec force}(12/19Mariam)

-{sage depuis son enfance}(12/19Mariam)

-{avec une tendresse [particulière] de Dieu}(13/19Mariam)

-{pur}(13/19Mariam)

-{craignant [Dieu]}(13/19Mariam)

-{pieux envers ses parents}(14/19Mariam)

-{Il n’était pas violent}(14/19Mariam)

-{ni désobéissant.}(14/19Mariam)

3)A la fin, Dieu (qu’Il soit Glorifié) le salue trois fois, lors des trois moments les plus difficiles dans la vie de l’être humain, ceux de la naissance, de la mort et de la résurrection, vivant.(cf. 15/19Mariam)

Quand Yazîd fils de Mû‘âwiyyah prit le califat à la mort de son père, en violation de l’accord établi entre son père et l’Imam al-Hassan(p) fils du Prince des croyants, Abdallah fils de ‘Omar conseilla à l’Imam al-Hussein(p) de faire la paix avec Yazîd. L’Imam al-Hussein(p) lui répondit :

« Ô père d'Abderrahman ! Ne sais-tu pas que parmi les signes prouvant que ce bas-monde a peu de valeur aux yeux de Dieu, est le fait que la tête de Yehia fils de Zaccharia fut présentée sur un plateau à une prostituée juive ! Crains Dieu, ô père d'Abderrahman et ne manque pas de m'assister. »(3)

Ces propos confirment les traditions chrétiennes rapportées dans les Evangiles à propos de sa mort (cf. les Evangiles de Matthieu (14 – 1-12) et de Marc (6 – 14-29)).

(1)cf. Sha‘â’ir No78 p41

(2)cf. L’Imam al-Jawâd(p) (pp45-56), L’Imam al-Hâdî(p) (pp45-46) et L’Imam al-‘Askarî(p) pour l’Imam al-Mahdî(qa) (pp193-256) aux Ed. B.A.A.

(3)cf. Le Martyre de l’Imam Hussein(p) p74 aux Ed. B.A.A.

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