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2020-02-21 | Readers 522 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

L’éducation au niveau des croyances (4)


L’éducation au niveau des croyances

4-Comment faire aimer Dieu à nos enfants ..

Nous sommes en train d’aborder une autre dimension de l’éducation de nos enfants : celle des croyances – à tenir compte dès leur premier âge. Non pas en vue de les endoctriner mais de développer les potentialités existant en eux, à l’état d’embryon au tout début. Pour dessiner le cadre général de cette dimension de l’éducation de nos enfants à ne pas négliger, nous avons traduit un entretien fait fin 2018 avec sayyed Abbas Noureddine sur l’éducation sur le plan des croyances (at-tarbiyyah al-‘aqâ’idiyyah) et présent sur le site : www.islamona.center*, que nous avons divisé en six parties. Après avoir vu la principale spécificité de l’éducation au niveau des croyances, ses liens avec la « fitra », l’affectif, l’esprit, le rôle de la famille(1), voici la quatrième partie.

Comment éduquer nos enfants pour leur faire aimer Dieu, le noble Coran, le Messager de Dieu(s), lesImams purs(p) et la juste Religion ? C’est une question qui est souvent posée par tous ceux qui sont chargés de l’éducation des enfants.

Oui ! Effectivement c’est une question souvent posée et il existe un certain nombre d’articles et de conférences sur ce sujet. Il est important d’y revenir et de les lire pour approfondir cette délicate question.

Comme vous le savez, l’amour de (pour) Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), l’amour de (pour) l’Elite des Proches Elus de Dieu, l’amour de (pour) toute chose parfaite dans cette existence, est un ordre naturel (fit). Et nous, nous devons agir avec la « fitra » (cette nature fondamentale, primordiale de l’être humain) comme étant la base pour le développement de ce côté de cette orientation chez les enfants.

Si notre éducation n’est pas en harmonie avec l’éducation « naturelle », de la « fitra », il ne faut pas s’attendre à ce que ces sentiments se développent ainsi que cette sensibilité et ces penchants chez nos enfants. C’est pourquoi la question centrale ici est celle de la « fitra ».

Nous devons, en premier lieu, éloigner de nos enfants tout ce qui peut voiler leur « fitra », tout ce qui peut l’affaiblir – parce que la « fitra », au tout début, est très faible. C’est un ordre connu. Parce qu’elle est au début de son développement. Il est à supposer qu’elle se développe, grandisse, se renforce tout au long de la vie, jusqu’à atteindre son niveau le plus élevé à l’étape de la maturité et du « taklîf », si l’éducation est juste et saine. C’est ce qui est attendu d’une bonne éducation sur le plan des croyances.

Le problème est que nous vivons dans un milieu où beaucoup de choses voilent la « fitra ». C’est pourquoi une partie importante de l’éducation naturelle (« fitriyyah ») en vue de développer l’amour de (pour) Dieu, l’amour de (pour) les Proches Elus de Dieu dans le cœur, consiste à faire face à la dimension négative, à éloigner nos enfants de toutes les formes d’ambiance, de pensées, de situations qui amènent au voilement de la « fitra ».

Un des facteurs importants, malheureusement répandu, qui voile la « fitra » est celui d’orienter la « fitra » des enfants vers des choses qui ne sont pas en réalité des perfections, même si elles apparaissent comme telles. C’est ce que nous appelons les « perfections illusoires ».

Beaucoup de choses sont présentées à nos enfants sous une belle apparence pour les attirer à elles, mais qui ne sont pas de réelles perfections.

Par exemple, nous voyons à l’heure actuelle que l’âge des jeux s’élève au lieu de s’abaisser. Nous voyons des jeunes gens de 20-25 ans passer de longues heures à jouer – une sorte d’addiction – (alors que l’âge du jeu devrait s’arrêter au maximum à l’âge de 15 ans), sans qu’il n’y ait aucun profit, même au niveau du développement de leur personnalité. (Bien sûr, nous parlons ici de « jeu » dans le sens de distraction futile, de perte de temps, non pas la pratique du sport ou autres sortes de distractions utiles, profitables.) Un tel état de chose indique une situation, négative, néfaste, une faillite au niveau de l’éducation de notre époque. Il est un signe que l’éducation actuelle, que les ambiances présentes dans nos sociétés éloignent la « fitra » de son penchant fondamental et de ses annexes principales.

Aujourd’hui, certains parents offrent à leurs enfants des jouets de héros extraordinaires (comme Superman) qui détiennent ces perfections illusoires, des pulls où sont imprimées des images de ces héros imaginaires et les invitent à regarder des films, des séries télévisées mettant en scène des héros imaginaires fantastiques détenant des perfections irréelles, fictives au point que les enfants s’attachent à eux. Est-ce que cela peut constituer un obstacle à leur attachement à la Perfection réelle, à nos Héros authentiques que sont nos Prophètes(p) et nos Imams(p) ?

C’est effectivement entre autres de cela dont je parlais sous le label de « perfections illusoires », c’est-à-dire présenter des choses illusoires dans de jolis emballages. Et elles se multiplient beaucoup à notre époque au point d’occuper la « fitra » de l’être humain et de l’orienter vers des choses qu’elle ne demande pas en vérité.

A propos de cela, le noble Coran emploie le mot de « sarâb » (mirage)(2). Quand l’être humain regarde le résultat de ses actions, il ne trouve rien.

[En Occident, cet attachement à de fausses idoles, des êtres imaginaires ou fabriqués est très répandu au point d’arriver à une dénégation totale des êtres parfaits réels tels que les Prophètes(p) et les Imams(p), et plus particulièrement de l’Imam de notre Temps, l’Imam al-Mahdî(qa).]

Et c’est cela qu’il faut éviter.

Comment pouvons-nous préparer nos enfants à être des partisans de l’Imam al-Mahdî(qa) ? Comment l’éducation sur le plan des croyances peut-elle y contribuer ?

L’Imam al-Mahdî(qa) est une question grandiose dans la vie.

Il suffit que les enfants connaissent le sujet de l’injustice dans le monde pour qu’ils commencent à chercher le sauveur qui va les sauver de cette situation.

Je veux dire qu’il suffit que nos enfants connaissent la nature de l’injustice présente en ce monde pour qu’ils la refusent et cherchent après le sauveur. Alors leur sera exposée la question de l’Imam al-Mahdî(qa) qui viendra comme de la pommade sur une blessure.

Après cela, chaque fois que s’approfondit la connaissance de l’injustice et de la justice dans le monde, l’intérêt et l’orientation vers la question de l’Imam(qa) augmenteront chez les enfants. Ils réagiront jusqu’à chercher à assumer leur totale responsabilité et à se demander quoi faire pour participer au changement et à la transformation de cet état d’injustice à un état de justice.

C’est pourquoi, il est bien que les pères et les mères exposent la question de l’injustice – pas uniquement de façon générale – mais aussi à travers ce qui se passe sur terre, du fait des actes des hommes, alors que Dieu est Justice, qu’Il aime la Justice et qu’Il a créé ce monde en Justice.

Quel est le rôle des cérémonies religieuses dans l’éducation de nos enfants, sur le plan des croyances. Sont-elles un simple folklore ou ont-elles également une part active dans l’éducation de nos enfants ?

Les différentes commémorations religieuses, de façon particulière, ont un contenu dogmatique très important. Elles ne sont pas uniquement des rites et des injonctions sacrées.

Bien sûr, dans l’éducation religieuse, nous nous préoccupons de deux choses en même temps :

1)la dimension de la pensée et de la foi, liée à ces commémorations ;

2)la dimension des injonctions sacrées de Dieu(3).

C’est pourquoi, nous devons distinguer entre la magnificence, les injonctions sacrées, les cérémonies, pour faire de ces commémorations, des occasions pour interagir avec les injonctions sacrées de façon très élevée jusqu’à magnifier cette religion dans les âmes et les cœurs des enfants.

Nous attirons l’attention sur ces commémorations pour faire en sorte qu’elles soient une occasion pour approfondir les questions religieuses liées à elles.

Dans chaque commémoration, comme par exemple l’Aïd al-Ad’hâ, le mois de Ramadan, ou ‘Ashûrâ’, il y a des contenus dogmatiques (de croyances) très importants, qui nous rattachent à la Présence de Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), à la Prophétie et à l’Imamat, au devenir en ce monde et dans l’Au-delà. Elles nous offrent l’occasion de les exposer d’une jolie façon et de faire aimer la Religion..

* http://www.islamona.center/2mv

(1)cf. L.S. No99 & 100 & 101

(2)cf. 39/24 Nûr

(3)cf. 32/22 al-Hajj

www.lumieres-spirituelles.net     No102 - Rajab-Sha‘bân 1441 – Mars.Avril 2020


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