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2019-08-25 | Readers 149 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

L’éducation au niveau des croyances (1)


L’éducation au niveau des croyances

1-Ses spécificités

Une dimension de l’éducation de nos enfants à tenir compte dès le début : celle des croyances. Non ! Il ne s’agit pas d’un endoctrinement mais de développer les potentialités existant chez tout être humain, à l’état d’embryon chez le tout jeune enfant. Pour dessiner le cadre général de cette dimension de l’éducation de nos enfants à ne pas négliger, nous avons traduit un entretien fait fin 2018 avec sayyed Abbas Noureddine sur l’éducation sur le plan des croyances (at-tarbiyyah al-‘aqâ’idiyyah) et présent sur le site : www.islamona.center*, entretien que nous avons divisé en six parties :

1-Ses spécificités

2-Ses liens avec la « fitra », l’affectif, l’esprit

3-Le rôle de la famille

4-Comment rendre nos enfants aimant Dieu ..

5-Les défis de notre époque

6-L’enseignement religieux à l’école.

Voici la première partie sur les particularités de l’éducation au niveau des croyances.

1-Quelles sont les spécificités ou la principale spécificité de l’éducation de nos enfants sur le plan des croyances ?

En premier lieu, il est important de rappeler que l’éducation sur le plan des croyances tourne autour d’un élément fondamental dans la personnalité de l’être humain qui est l’élément rationnel. Je veux dire le développement de la dimension rationnelle parce qu’elle est le terrain fondamental de la formation et du perfectionnement de la foi dans la personnalité de l’être humain.

Chaque fois que nous renforçons cette dimension des croyances et que nous faisons en sorte que nos enfants se préoccupent des questions de l’existence, du devenir et de la vie, nous renforçons en eux la dimension rationnelle.

Et bien sûr, à la tête des questions sur le plan des croyances, il y a ces fameuses trois questions : « d’où ? dans où ? vers où ? ».

2-Qu’est-ce qui pourrait servir de références dans ce domaine, dans notre patrimoine culturel islamique (en tant que les parents ont toujours besoin de quelque chose sur laquelle s’appuyer pour éduquer leurs enfants) ?

Le plus grandiose, le plus inspirateur, le plus éducatif, ce qui développe le plus la personnalité de nos enfants sur le plan des croyances et de la foi est le noble Coran.

Et bien sûr, il y a aussi la vie des Grandioses, des Proches Elus de Dieu, [Le Prophète Mohammed(s) et les Imams(p) qui sont des modèles pour nous], leurs propos et la Religion.

Ainsi, il est possible de placer le noble Coran au centre fondamental, comme pivot principal, pour réaliser cet objectif parce que le noble Coran expose toutes les questions concernant les croyances, jusqu’à celles plus profondes concernant l’existence, en réalisant deux objectifs en même temps :

1-pousser au questionnement et à la réflexion sur des questions de croyance ;

2-renforcer l’état de la foi et du sentiment de la Présence de Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté).

3-Quels sont les fondements principaux par lesquels il faut commencer avec les enfants ?

Les enfants ont une particularité très importante qui est qu’au début leur entendement est exempt de doute, dépourvu de confusion. Leur cœur est prêt à cette foi facile, simple.

En réalité, les enfants croient en Dieu de façon naturelle, de par leur nature primordiale (la fitra). Ils ne ressentent aucune sorte d’étrangeté ni de désapprobation par rapport aux questions existentielles, aux Vérités, aux questions de la foi.

C’est pourquoi ils n’ont pas besoin, lors de la première étape de leur vie, que leur soient traités et résolus des confusions ou des doutes ou que leur soient exposés des avis différents.

Aussi, le mieux durant cette première étape de leur vie, est de leur parler en s’appuyant sur la force des images. C’est-à-dire, chaque fois que nous encourageons nos enfants à imaginer correctement ou que nous ouvrons devant eux les portes des représentations justes de l’existence, cela fait vivre dans leur âme toutes les dispositions demandées pour accueillir et réagir à ces Vérités.

Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce que la réaction soit grande à cette étape, à cause de la prédominance des sens et des instincts en eux, de façon naturelle.

4-Peut-on en déduire que les différences selon l’âge de l’enfant ne se situent pas au niveau des questions abordées mais au niveau de la façon de le faire ou au niveau des méthodes suivies ?

Il est évident que selon l’âge de l’enfant, l’importance et la sorte de questions varient, que ce soit au niveau de la quantité – l’être humain sera amené à connaître beaucoup de questions tout au long de sa vie – qu’au niveau de la profondeur. Il est, de toute façon, naturel que la pensée, la réflexion de l’être humain se développe au cours de sa vie, lui permettant d’aller plus au fond des choses dans les questions de croyances.

Par exemple, aux premiers temps de la vie de l’enfant, on ne lui expose pas quelque chose qui a trait au déterminisme (al-jabr) et à la délégation (ou libre-arbitre at-tafwîd) et à « la demeure entre les deux demeures » et à des questions de ce genre. Il ne vit pas alors le problème de la liberté de la volonté au niveau de la question de la direction du monde, ni celui de l’opposition entre deux volontés, ou, comme il est dit, la question de la « mesure » (al-Qader). Au début, il prend conscience des conséquences de ses actes.

Mais, après cela, quand l’enfant grandira, qu’il deviendra responsable, il sera amené à prendre des décisions, il sera exposé à des échéances importantes. Il sentira la question de la volonté quand il ne comptera plus sur les autres pour gérer les affaires de sa vie. La question de la volonté deviendra alors pour lui une question sensible. C’est à ce moment que l’on pourra lui exposer la question de la mesure (al-Qader), la question de la volonté.

Certes, la nature de la vie impose aussi à l’être humain de se préoccuper de questions plus profondes et de plus en plus nombreuses.

5-Peut-on dire qu’en fonction du niveau d’intelligence de l’enfant, de ses capacités de réception ou des circonstances dans lesquelles il vit, on lui expose (ou pas) tel ou tel sujet ? Par exemple, on expose la question de la vie après la mort (la Résurrection) aux enfants éprouvés par la perte d’un être proche et on tarde de le faire pour les autres enfants ?

Nous ne préférons pas retarder d’aborder ce sujet. Nous préférons que l’enfant ait là une conscience totale des niveaux (ou étapes) par lesquels l’être humain passe, avec l’objectif de les réaliser avec facilité.

Oui ! Si nous laissons les enfants sans intervenir dans l’approfondissement de leurs pensées, dans la préparation de leur raison, il y aura peut-être là des enfants qui ne seront exposés à la question de la mort et de ce qu’il y a après la mort que quand ils auront perdu un être cher dans la famille proche, et d’autres qui ne le seront que quand ils auront un certain âge, 14 ans par exemple, après un temps plus long que d’habitude. Nous ne pensons pas que cela soit une bonne chose.

Nous remarquons que certains jeunes gens sont comme des enfants dans leur relation avec les questions des croyances, comme lors d’une vie toute simple, dénuée de tout défi, de toute échéance, de toute responsabilité. Mais nous ne considérons pas cela comme un bon signe.

Le mieux est de préparer la réflexion de nos enfants dès la première étape de leur vie. Et je recommande aux parents de veiller eux-mêmes à préparer et développer la réflexion de leurs enfants au niveau des croyances à travers l’exposition de ces questions – bien sûr de façon progressive.

* http://www.islamona.center/2mv

www.lumieres-spirituelles.net     No99 - Moharram-Safar 1441 – Septembre.Octobre 2019


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