1. La Prière
  2. L’invocation
  3. Le Coran
  4. L’Imam al-Mahdî(qa)
  5. Connaître Dieu
  6. La Voie de l’Éloquence
  7. Spiritualité des Infaillibles(p)
  8. L’Au-delà
  9. Méditer sur l’Actualité
  10. Le Bon Geste
  11. Des états spirituels
  12. La Bonne Action
  13. Exemples des grands savants
  14. Les Lieux Saints
  15. Notre Santé morale
  16. Notre Santé physique
  17. Notre Nourriture
  18. Expces Spirituelles des autres
  19. Le Courrier du lecteur
  20. Le Livre du Mois
  21. La Femme dans l'Islam
  22. Entretiens
  23. Éditorial
  24. Divers
  25. Éduquer nos enfants
2019-04-30 | Readers 496 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Comment les Etats-Unis peuvent-ils donner le Golan syrien ?


COMMENT les ETATS-UNIS peuvent-ils donner

le GOLAN SYRIEN ?? !!

Au soir du 21 mars 2019, Trump écrivit sur son fil Twitter : « 52 ans après, il est l’heure pour les États-Unis de re­connaître la souveraineté d’Israël sur les hauteurs du Golan qui revêtent une importance stratégique et sécuritaire critique pour l’État d’Israël et la stabilité régionale ! ».

Cette annonce sera suivie le 25 mars de la signature du décret de reconnaissance de la souveraineté sioniste sur le Golan, selon une mise en scène que le célèbre comique syrien, Doured Lahham, se fit un plaisir de reproduire dans une vidéo, mais en attribuant la Californie au Mexique.. suscitant l’hilarité des spectateurs.

Sauf que cette initiative de Trump – d’attribuer ce qui n’est pas à lui à une puissance tierce – est lourde de conséquences et rappelle le triste précédent de la décla­ration Balfour de 1917, à l’origine du drame palestinien(1).

Dans quels buts ?

Donner un coup de pouce à Nétanyahu, à 19 jours des législatives dans l’entité sioniste ?

Suppléer au déclin des Etats Unis par l’arrogance et le mépris ?

Embraser le Moyen Orient et le conduire dans une nouvelle crise pour :

-faire face à leurs échecs en Syrie et en Irak ?

  -contrer l’influence de l’Axe de la Résistance ?

  -intimider la Jordanie, l’Egypte, le Soudan ?   -défier la Russie et .. la Chine ?

-justifier leur présence dans la région ?

Préparer le terrain à leur fameux « deal du siècle » - devant aboutir à la liquidation définitive de la question palestinienne et au morcellement de la nation arabe et islamique ?

Les réactions n’ont pas tardé :

seule l’entité sioniste, ou plus exactement Netanyahu, le remercia.

Mais le monde entier protesta contre cette déclaration :

   -la Syrie en premier lieu, revendiquant l’intégrité de son territoire et les habitants du Golan des­cendant dans la rue pour affirmer leur attache­ment à la Syrie,

   -l’Egypte, la Jordanie et le Liban(2), craignant l’extension du scénario du Golan au Sinaï, à al- Quds et la Cisjordanie, et aux hameaux de She­baa, hauteurs de Kfar Shûba et village al-Ghajar,

   -les pays arabes de la Ligue arabe et du C.C.G. y compris les alliés des Etats Unis,

 -l’Iran qui y voit « un mépris total du Droit international » et la Russie et la Chine « une menace pour la paix mondiale »,

 -l’Union Européenne qui refuse de considérer le Golan comme faisant partie de l’entité sioniste.

   -Le Conseil de Sécurité de l’ONU, réuni en urgence 2 jours après, désavoue la déclaration des Etats Unis (qui s’y trouvent isolés).

   -Il serait trop long de citer tous les pays d’Asie et d’ailleurs qui ont dénoncé cette déclaration.

   -A noter aussi l’annonce de l’Axe de la Résistance d’être prêt à se battre pour libérer le Golan.

L’enjeu du Golan

Sa position stratégique(dominant la Galilée et le lac de Tibériade côté ouest, pro­tégeant la capitale syrienne située à une de km côté est, à la frontière du Liban au nord et de la Jordanie au sud) : enjeu militaire + du renseignement (cf. station d’écoute au sommet du mont Hermon, au nord) ;

Ses ressources en eau(importantes sources d’eau et nappes phréatiques tra­versant le Golan avant de se déverser dans le Jourdain) ; accès direct aux rives du lac de Tibériade et du Jourdain (dont l’entité sioniste veut garder l’exclusivité) ;

Ses ressources en pétrole de schiste (récemment découvertes, attisant l’appétit vorace de l’administration Trump composée d’hommes d’affaires, d’armuriers et d’acteurs du monde du pétrole dont le gendre Jared Kushner*).

*À croire l’article de Haaretz (8/10.2015), la compagnie pétrolière américaine Genie (firme proche de Jared Kushner), par l’intermédiaire de sa filiale israélienne, s’est vue octroyer des droits d’exploration exclusifs pour forer le plateau occupé du Golan dès 2013 par Netanyahu. Deux ans plus tard, un important gisement pétrolier fut découvert, annoncé par The Economist en novembre 2015 : « L’or noir au Golan, une aubaine. »

Les Etats Unis « sont sur la pente du déclin » (Imam Khâmine’î 9 avril 2019)

La déclaration de Trump révélatrice :

Æde l’alliance indéfectible entre les Etats Unis et l'entité sioniste ;

Ædu mépris des Etats Unis envers les peuples et les pays du monde entier, même de leurs alliés ;

Æde leur dédain du droit international, de l’histoire et de l’éthique ;

Æde leur prétention à l’ exception(d’être à nulle autre pareille), partagée avec l’entité sioniste (leur tête de pont au Moyen Orient), leur donnant tous les droits, en toute impunité.

Aussi d’une volonté de mettre fin aux institutions internationales ?

ÆEn reconnaissant la souveraineté de l’occupant sioniste sur le Golan, les États-Unis se sont dédits, pour la première fois, de leurs votes au Conseil de sécurité à propos du Golan durant 52 ans et des principes de la Charte des Nations Unies (26 juin 1945) qui régissent l’élaboration du droit interna­tional depuis 74 ans.

ÆSe dirigent-ils vers la déconstruction du Droit international, la fin des Nations unies, après avoir dominé le monde en se servant de ces structures internationales, puis être passés par une période de grossiers mensonges pour justifier leurs exactions (comme leur invasion de l’Afghanistan (2001) et de l’Irak (2003)) ?

ÆLes États-Unis, en déclin, voudraient -ils mettre fin à ces structures internationales, pour revenir à un monde régi par la loi du plus fort (comme c’était le cas avant la Première Guerre mondiale et la création de la Société des Nations, en 1920) ? Et cette attitude n’est pas le fait d’un « populiste Donald Trump » qui aurait changé les États-Unis et détruit l’ordre libéral international, mais représente bien la ligne des Etats- Unis depuis leur création.

ÆCependant en imposant un système mondial régi par la loi du plus fort, les Etats-Unis sont-ils en mesure d’imposer l’occupationet la confiscation des terres ? Quelles forces pourraient les faire respecter ? Israël osera-t-il s’affronter aux forces syriennes présentes sur la ligne de séparation après la libération de Deraa et de Quneitra des mains des terroristes en été 2018, voire aux forces russes qui se trouvent sur la ligne de contact et aux forces de l’Axe de la Résistance déterminées à prendre les armes, s’il le faut, pour recouvrer la souveraineté syrienne du Golan ?

ÆDans leur arrogance aveugle, les E.U. appellent déjà la Russie à contraindre le gouvernement syrien à retirer ses forces du Golan allant jusqu’à dire que « Washington ne peut accepter les efforts de la Syrie pour établir sa présence dans la zone de séparation comme une nouvelle norme » ?!!

Quelles alternatives ?

La résistance du peuple syrien et le recours à la lutte armée pour recouvrer la souveraineté territoriale, si nécessaire.

La division du monde en deux zones organisées selon des modèles juridiques ou éthiques distincts : l’un sous domination américaine et l’autre composé d’États souverains établissant des rapports de partenariat comme, par exemple, une Eurasie élargie.

L’instauration d’un pôle, d’une référence éthique islamique authentique, fondée sur la justice et le respect des droits des autres, avec comme phare la République Islamique d’Iran, dans la perspective de l’apparition de l’Imam al-Mahdî(qa).

« Leur défaite est là et elle sera la plus grande de toute l’histoire des Etats-Unis si nous mobilisons, nous aussi, tous nos moyens ».

(Imam Khâmine’î  14 mars 2019)

23 à 30 000 druzes vivent encore sur la partie occupée du Golan, entourés d’une trentaine de colonies sionistes avec 20 à 30 mille colons.

(1)où Arthur Balfour, le Foreign Secretary britannique, accorda, dans une lettre datée du 2 no­vembre 1917, la terre de Palestine à Lord Rothschild (1868-1937), représentant la Fédération Sio­niste occidentale, aux dépens du peuple palestinien.

(2)Bien que l’Egypte ait signé un traité de paix avec l’entité sio­niste le 26/3/1979 et la Jordanie le 26/10/1994, à la différence de la Syrie et du Liban qui ont toujours refusé de le faire.

www.lumieres-spirituelles.net N°97 - Ramadan-Shawwal 1440 - Mai-Juin 2019

Les fruits de la fermetéet de l’insuffisance!

« Le fruit de l’insuffisance (at-tafrît) est le regret !

Le fruit de la ferme résolution (al-hazm) est le salut ! » (1)

Les illustrations sont nombreuses de cette parole du Prince des croyants(p). Voici l’exemple d’un évènement qui s’est déroulé il y a plus de 35 ans dont les effets sont encore d’actualité. Le 6/6/1982, l’entité sioniste envahissait le Liban et pénétrait à Beyrouth le 9 juin, avec l’accord des grandes puissances réunies à Versailles la veille, du moins jusqu’au Litani, 40 km dans la profondeur du territoire libanais. C’était une violation flagrante de l’intégrité territoriale libanaise et un défi lancé contre la France, bénéficiant encore des avantages de son passé colonial dans ce pays. Face à cet évènement deux réactions qui montrent la justesse de la parole du Prince des croyants(p).1-D’un côté, le peuple libanais qui,  avec fermeté, a résisté à l’occupation israélienne, s’est organisé en un mouvement de résistance (le fameux Hezbollah), en totale conformité avec les Conventions de Genève de 1949, qui a réussi à chasser cet occupant (qui se disait invincible) 18 ans plus tard et à recouvrer la souveraineté de la majorité de son territoire. Le fruit de leur résolution : le salut !

2-De l’autre, les forces politiques et sociales françaises qui se sont contentées de protester timidement contre l’occupation du Liban, de soutenir des initiatives locales et régionales et de céder aux pressions du lobby sioniste quand il s’était agi d’organiser une manifestation au niveau national. Au lieu de maintenir les mots d’ordre prévus et d’ajouter celui du refus de toute forme de racisme dont l’antisémitisme, les autorités françaises (toutes classes politiques confondues) ont préféré reculer et interdire toute manifestation.(2)Cette reddition - à une époque où la situation ne prêtait à aucune ambiguïté -n’a fait que s’amplifier aux cours des années, au point d’interdire l’antisionisme, de considérer ceux qui ont résisté à l’occupation sioniste comme des terroristes et de fermer les associations(3) qui les soutiennent et qui dénoncent toutes les formes de racisme (celle à l'encontre du peuple palestinien et l'antisémitisme). Le fruit du manquement : le regret !

(1)du Prince des croyants(p), Nahj al-Balâgha, Qasr al-kalâm 181 (ou 171) p690  - (2)cf. L.S. No 61 « Le rendez-vous manqué »

(3)cf. la dissolution définitive de l’association shi‘ite Centre Zahra France, près de Lille, le 20 mars 2019 – cf. No94 de L.S.pp16-17 « Triste France ! Sa dérive jusqu’où ? »


Articles précédents:

1441 (2019-2020)

1440 (2018-2019)

1439 (2017-2018)

1438 (2016-2017)

1437 (2015-2016)

1436 (2014-2015)

1435 (2013-2014)

1434 (2012-2013)

1433 (2011-2012)

1432 (2010-2011)

1431 (2009-2010)

1430 (2008-2009)