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2017-11-15 | Readers 68 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sayyed Hussein Ridâ Îmânî et la nuit du nouvel an


Sayyed Hussein Ridâ Îmânî et la nuit du nouvel an

                 « Un jour au temps du Shah, sayyed Hussein Ridâ Imânî, un homme gnostique pèlerin sur la Voie de Dieu, dut se rendre à Téhéran, sans se rendre compte de la particularité de cette nuit qu’il devait passer dans cette ville.

Alors que sayyed était plongé dans ses prières, il entendit un vacarme extérieur provenant de toutes parts : les rues étaient pleines de gens y menant festivités, utilisant des instruments de musique, chantant, dansant et autres choses encore.

En entendant ce tapage nocturne (les cris des gens, les sons de musique à chaque coin de rue, les rires..), il demanda à ceux qui étaient avec lui (résidant à Téhéran) les raisons de cela.

L’un d’entre eux lui expliqua que c’était la nuit du nouvel an et que plus on s’approchait de minuit, plus les gens s’activaient, festoyaient pour accueillir la nouvelle année. Malheureusement, en faisant toutes sortes de péchés.

Le visage du sayyed s’assombrit. Il dit : « Prévenez-moi quand ce sera minuit. »

Une demie heure avant minuit, les hôtes informèrent sayyed Imânî que c’était bientôt le moment « fatidique ».

Sayyed Imânî renouvela ses ablutions et se prosterna d’une longue prosternation jusqu’à ce que le tapage se fût tu. Quand enfin il leva la tête, les larmes ruisselaient sur son visage. Pendant tout le temps de sa prosternation, il récitait :

« Mon Dieu ! Ne nous en veux pas pour ce qu’ont fait de nous ces stupides !

Mon Dieu ! Je Te demande la sécurité le Jour du grand Effroi !

Mon Dieu ! Ne me hais pas pour cela !

Mon Dieu ! Les gens sont allés à ce qu’ils adorent et moi je vais vers Celui que j’adore !

Mon Dieu ! Les gens T’ont négligé et moi je ne T’ai pas négligé, les gens veulent Te désobéir et moi je ne veux que T’obéir. Si les gens se sont détournés de Toi, moi je n’ai cherché qu’à Te contacter ; si les gens T’ont abandonné, moi je ne T’ai pas abandonné.

Mon Maître, toute personne va vers ce qu’elle aime et Tu es ce que j’aime !

Alors je Te demande, ô Celui à Qui personne n’est dissimulé

et à Qui rien n’échappe même du poids d’un atome,

de rendre ma vie dans l’amour pour Toi et l’obéissance à Toi,

ô le Bien-aimé de celui qui n’a pas de bien-aimé.. »

Il resta ainsi toute la nuit à invoquer Dieu et à pleurer.

Le jour suivant, nous lui demandâmes les raisons de cette longue prosternation au milieu de la nuit, beaucoup plus longue que d’habitude. Il répondit : « Quand j’ai appris que les gens rivalisaient entre eux dans les actes de désobéissance (à Dieu), j’ai aimé être dans une position opposée, la plus aimable aux « yeux » de Dieu, qui est la prosternation, afin de ne pas faire partie des négligents qui se sont éloignés de Dieu, quand les actes s’élèveront. »

www.lumieres-spirituelles.net N°88 - Rabî ' I et II 1439 - Décembre-Janvier 2018


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