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2017-11-15 | Readers 76 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Halte à l’élimination des Rohingyas !


Halte à l’élimination des Rohingyas !

Le drame de cette population musulmane(1) vivant dans cette partie du Sud-Est de l’Asie (région regroupant le sud-est de l’ac­tuel Bangladesh et la province d’Arakan (qui a connu plusieurs migrations de populations) au sud-ouest de la Birmanie) n’en finit pas. Le nom même qui lui a été donné « Rohingya » exprime la réalité de son état : une entité créée artificiellement, fruit des politiques coloniales des grandes puissances au siècle dernier.

Victimes de la politique de division, de manipulation et de fana­tisation de la puissance coloniale britannique dans son ex-empire des Indes, les Rohingyas sont partout ostracisés et persécutés.

Et, dès l’indépendance de la Birmanie, ils sont rapidement devenus les exutoires de la politique dictatoriale, nationaliste, raciste de la junte militaire birmane et des groupes extrémistes bouddhistes.(1)(2)Une loi décrétée en 1982 n’accordant la nationalité birmane qu’à ceux qui étaient dans le pays avant 1823 a dépouillé la plupart des Rohingyas de la nationalité birmane et les a rendus apatrides.

Leur vie est un véritable enfer : entre les persécutions locales (pillages, assassinats, viols, incendies, massacres) et les exodes forcés vers des pays limitrophes qui ne veulent pas d’eux, avec des phases de crises qui se répètent de plus en plus souvent, au gré non seulement de la politique locale, mais aussi et surtout des ingérences internationales.

Leur abandon par la communauté internationale en dit long sur le modèle « démocratique » que les puissances occiden­tales cherchent à imposer au monde. Leur sort est un éclatant déni de leur prétention à la défense des droits de l’homme dans le monde, en fait coupée de toute moralité, seulement motivée par des intérêts immédiats.

Rien ne peut justifier l’exclusion, l’extermination des Rohingyas,

totalement démunis et sans défense !

Le 25 août 2017, un groupe terroriste takfiri, l’Armée du Salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA)(3), lance des attaques contre une trentaine de postes frontières de police birmans. Soixante et onze personnes sont tuées dont douze policiers.

Les réactions de l’armée et de la police birmanes contre les villages Rohingyas accusés de cacher ces terroristes, ne se sont pas faites attendre : plus de quatre cents morts, aidées en cela par les groupes extrémistes bouddhistes.

Ces représailles seront sui­vies par des massacres, pro­vocations des deux côtés et de nouveaux exodes forcés.

Près d’un million de Rohing­yas se trouvent abandonnés sur les bras du Golfe de Ben­gale et les rives du fleuve Naf, le long des côtes bengalies et birmanes, fuyant la Birmanie à pied, à la nage, parfois en bateau, pris aux pièges des velléités contradictoires des puissances mondiales, régio­nales et locales.

Dénués, déracinés, sans défense, ils deviennent la proie de gens ou de puis­sances sans scrupule, qui les manipulent et exploitent leur malheur pour défendre leurs propres intérêts.

Pourquoi ce regain de violence ? Serait-il fortuit ?

Qui a intérêt à jeter de l’huile sur le feu de ce douloureux conflit ?

De curieuses coïncidences peuvent être notées. Ces attaques ont eu lieu aux moments :

ède la publication du rapport de la commission consul­tative mise en place pour régler la question des Rohingyas en Birmanie, préconisant, entre autres, le réexamen de la loi de la citoyenneté de 1982.

ède la débâcle des groupes terroristes takfiris (Daesh, Qa’ida et compagnie) au Proche-Orient, qui tentent de s’implanter ailleurs, en autres, dans cette partie de l’Asie du Sud-Est. èdes tentatives des grandes puissances (déconfites au Proche-Orient)

 —de déstabiliser les pays de cette région de l’Asie du Sud-Est, peuplée de Musul­mans et de Bouddhistes, par l’intermédiaire de ces groupes terroristes takfiris,

—de semer la discorde au sein de l’ASEAN (Associa­tion des Nations de l’Asie du Sud-Est à des fins éco­nomiques), en créant de nouveaux conflits religieux ou ethniques (ou en en ra­vivant d’anciens).

—et surtout de contrer les projets fabuleux de la Chine dans l’Arakan de construction de nouveaux pipe­lines de pétrole et de gaz, passant par la Birmanie, reliant directement le Golfe persique et l’Afrique d’une part, et la mer d’Andaman (où des gisements gaziers ont été découverts) d’autre part, la Chine, en évitant le goulet d’étranglement du détroit de Malacca (en Ma­laisie).

D’ailleurs, ce projet de pipelines reliant le port de Kyankphyn (dans l’Arakan) à la région chinoise de Yun­nan, achevé en 2013, empiète, sur son passage, des terres agricoles appartenant aux Rohingyas, qui ont été réquisitionnées sans com­pensation financière pour leurs propriétaires..

HALTE au GÉNOCIDE des ROHINGYAS !

A ces velléités expansionnistes viennent se greffer d’autres, comme :

¡Ceux qui cherchent à se blanchir de leurs exactions commises ailleurs au nom de l’Islam et à s’approprier un leadership musulman sous le couvert de la défense des Rohingyas, en lançant des appels pressants à leurs secours, quitte à faire circuler de fausses images pour émouvoir plus rapidement l’opinion internationale, comme la Turquie.

¡Ceux qui favorisent des conflits locaux pour former des relais d’in­fluence et des moyens de pression et d’infiltra­tion, comme ce groupe de travail sur la Birmanie (Burma Task Force)(4), créé par Soros après les évènements de 2012.

¡Ceux qui ont intérêt à ce que les conflits locaux s’attisent pour vendre leurs armes et leurs services sécuritaires, normalisant leurs méthodes de persécution et d’élimination d’un peuple (ou d’un regroupement de population) indésiré, comme pour l’entité sioniste(5) pour qui les ventes d’armes pour la junte militaire birmane sont un secret d’Etat. ¡Ceux qui se taisent devant les exactions commises à l’encontre des Rohingyas pour défendre

         *qui leurs intérêts gaziers en Birmanie, comme la France (avec Total qui convoite l’exploitation du gisement

                gazier de la mer Andaman),

         *qui leurs intérêts pétroliers en Birmanie, comme l’Arabie Saoudite (pour qui cette voie représente un marché

                 d’écoulement très impor­tant de son pétrole),

         *qui leurs faibles acquis politiques sur l’échiquier birman, comme pour Aung San Suu Kyi,

         *qui leur leadership bouddhiste en minimisant la gravité du sort réservé aux Rohingyas, comme pour le Dalaï

                 Lama.

(1)cf. L.S. N°42 : « Halte au nettoyage ethnique des Musulmans Rohingyas en Birmanie (été 2012) ».

(2)cf. L.S. N°65 sur le mouvement 969 (et les numéros précédents 62-63-64 sur le Bouddhisme en Birmanie).

(3)groupe terroriste takfiri formé, stipendié et entraîné par l’Arabie Saoudite et le Pakistan, implanté et dirigé en Birmanie depuis 2013 par un Rohingya du Pakistan, élevé et éduqué au wahhabisme en Arabie Saoudite, Ataullah Abu ‘Ammar Junjuni.

(4)comprenant un certain nombre d’organisations financées par Soros, le financier milliardaire juif américain d’origine hongroise, aux activités tristement connues, notamment en Bosnie-Herzégovine, en Hongrie et en Ukraine.

(5)cf. L.S. N°87 in « Questions autour des attentats survenus en Europe (août 2017) ».

www.lumieres-spirituelles.net N°88 - Rabî ' I et II 1439 - Décembre-Janvier 2018

Leçons préliminaires

à tirer des victoires en cours au Moyen-Orient

Au moment d’écrire ces quelques lignes, les forces populaires et croyantes en Syrie et en Irak sont en train de mener des batailles décisives contre les groupes terroristes takfiris(1) devant mettre fin à leur présence dans cette région.

A la porte de la grande victoire finale sur ces groupes terroristes takfiris et de leur expul­sion de la Syrie et de l’Irak et de l’échec des projets maléfiques américano-sionistes dans la région, il est bon de faire une petite halte pour découvrir le(s) secret(s) de cette issue rapide (alors que les Etats-Unis nous faisaient croire que la guerre serait longue et difficile).

En effet, les clés de la victoire sont :

1-L’unité de tous les groupes (ethniques, confessionnels et tribaux) du peuple.

2-Le soutien du gouvernement du pays aux forces populaires.

3-et aux jeunes croyants courageux qui n’ont pas hésité à donner leur vie.

4-La collaboration entre les forces ira­kiennes, syriennes et libanaises (toutes confessions et ethnies confondues).

{Certes Dieu aime ceux qui combattent dans Sa Voie en rang

comme s’ils étaient un édifice soudé

(marsûsunn).}(4/61 Le Rang)

5-La vigilance face aux tromperies, aux ruses des Etats-Unis et de leurs alliés (Ale-Sa‘oud, l’entité sioniste et autres).

Ne pas leur faire confiance parce qu’en fait, ils guettent la moindre occasion pour porter atteinte aux intérêts du pays, sous couvert de défense des droits de l’homme, des droits des minorités, de lutte contre le terrorisme, etc.

 

Après l’occupation de l’Irak en 2003 sous un prétexte mensonger, fabriqué de toutes pièces par eux et reconnu par la suite, et après l’introduction de ces groupes terro­ristes takfiris au Liban, en Syrie et en Irak, que peut-on attendre d’eux ? Qu’ont-ils laissé après leur passage si ce n’est destruc­tions, dévastations et corruptions ? Et pour­quoi leur acharnement contre ceux-là qui ont combattu les terroristes takfiris ?

{Puis, mauvaise fut la fin de ceux qui faisaient le mal.

Ils traitaient de mensonge les Signes de Dieu et s’en moquaient

(yastahzi’ûna).}(10/30 Rûm)

(1)Il est bon de rappeler que ces groupes terroristes takfiris sont une création des services de renseignements, principa­lement américano-sionistes, stipendiés, entraînés et endoc­trinés au wahhabisme (idéolo­gie déviée de l’Islam à l’instar du sionisme) par leurs alliés régionaux et locaux, et non pas une entité indépendante, comme le prétendent les mé­dias occidentaux.

C’est une première leçon à retenir pour aborder la ques­tion de tous ces attentats qui ont lieu dans le monde et savoir comment réagir à eux et y remédier.

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