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2015-08-12 | Readers 469 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Gaon de Vilna (1720-1797)


Gaon de Vilna(1720-1797)

Gaon de Vilna (Le Génie de Vilna, du nom du lieu de sa naissance en Pologne-Lituanie), Eliyahou ben Shlomo Zalman de son vrai nom,[

*fut considéré comme le maître du judaïsme ashkénaze d’Europe de l’Est. Dès son plus jeune âge, il manifesta des dispositions extraordinaires à la mémorisation et à la compréhension de l'ensemble des savoirs juifs traditionnels (Talmud, Halakha (l’ensemble des prescriptions et coutumes juives), Kabbale) qu’il maîtrisait totalement et dont il devint un des plus fameux exégètes. De même en ce qui concerne les sciences profanes.

Il passait son temps à étudier les Textes religieux, obéissant à deux principes fondamentaux :

-la nécessité de retourner aux sources (c’est-à-dire d’analyser le texte talmudique en se référant aux versets d’origine et à la méthode de déduction).

-l’absence d’opposition entre les textes talmudiques et les textes de la Kabbale (comme le Zohar ou autres ouvrages de la mystique juive).

Ainsi le Gaon de Vilna écrivit plus de 50 livres. La plupart sont des commentaires des
Textes tirés du Talmud, de l’Halakha et de la Kabbale), dans lesquels il recherchait la version exacte des écrits, essayant de corriger les erreurs qui s’y seraient ajoutées au fil des ans. En ce sens il fut considéré comme le représentant d’un judaïsme conservateur mais réformé

Les autres ouvrages se portèrent sur la grammaire, les mathématiques, la géométrie et l’astronomie. A noter aussi une lettre « Iguereth Hagra » lui fut aussi attribuée qui comporte des conseils d’éducation et de morale, adressée à sa mère et à son épouse.

Il était connu pour sa haute morale, son assiduité dans les études, sa piété et son ascétisme, refusant tout poste de rabbin et tout honneur. Il fonda une synagogue à Vilna où il encourageait ses disciples à l’étude rigoureuse du sens profond du Talmud et de ne pas se contenter de la « gymnastique » apparente, essayant même de simplifier la prière en éliminant les poèmes qui l’accompagnaient.

Il fut cependant un farouche pourfendeur de l’hassidisme qui proposait alors une nouvelle relation à la religion qui déplaisait aux autorités rabbiniques. Il était  même le chef de file des Mitnagdim (« opposants »). Il reprochait à l’hassidisme, non pas ses aspects kabbalistiques (lui-même avait étudié la Kabbale et en était un fervent défenseur), mais les risques de déviation et d’hérésie qui pouvaient apparaître au sein du mouvement hassidique. Notamment favoriser les pratiques extatiques aux dépens de l’application de la Loi juive, ou développer un faux messianisme en mettant en avant un nouveau faux Messie, à l’instar du chabtaïsme*.

Malgré ses proclamations répétées de leur excommunication, sa mise en garde contre eux dans une lettre adressée à toutes les communautés juives d’Europe en 1796, et certaines pratiques qui pouvaient prendre des tournures dramatiques allant jusqu’à la dénonciation aux autorités du pays, il ne put empêcher l’extension rapide du Hassidisme. Sans doute sa farouche opposition joua-t-elle le rôle de « garde-fou » pour ce mouvement hassidique naissant et l’empêcha de tomber dans les excès.

Cela ne l’empêchait pas de faire des prédictions sur la base de calculs tirés des Textes religieux et d’annoncer par exemple : « Quand les Russes passeront le Bosphore et la Turquie, on préparera les habits pour le Machiah (le Messie). Les gentils diront cette fois-ci leur sort est joué, alors il sera clair pour toi que la délivrance est proche. « Comme au jour de la sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles. » »

A la fin de sa vie, il exprima le désir de se rendre en Palestine pour achever sa mission dans le retour en Terre Sainte ((Eretz Israel) puis il y renonça. Certains dirent qu’il pensait écrire là-bas une Loi divine finale qui mettrait fin aux disputes entre les Juifs et qui faciliterait la venue du Messie dont il avait fixé une date. En chemin, il changea d’avis, revint et développa une approche révolutionnaire de la Rédemption (pour mettre fin à leur « exil ») sans passer obligatoirement par le retour en Palestine. Cependant certains de ses disciples fondèrent par la suite une communauté des « perouchim » (ceux qui se séparent, qui évitent l’impureté) se revendiquant de lui, après sa mort, à Safed et à Jérusalem.

* Chabtai Zvi était un juif qui fut proclamé le Machiah (le Messie) par un kabbaliste, Nathan de Gaza, au XVIIe siècle (~1664 apJC), soulevant une vive espérance messianique dans les communautés juives jusqu’au moment où il se serait converti à l’Islam.. Certains de ses fidèles allèrent jusqu’à interpréter sa conversion comme un moyen de s’attaquer au monde de l’Islam de l’intérieur.

www.lumieres-spirituelles.net     No74  Dhû al-Qa'deh-Dhû al-Hujjah 1436 – Sept.-Oct. 2015


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