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2015-02-04 | Readers 302 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Khön Köntchok Gyalpo (1034 – 1102)


Khön Köntchok Gyalpo

(1034 – 1102)

Khön Konchog Gyalpo était un bouddhiste tibétain qui donna le nom de son premier monastère Sakya à la troisième école du Bouddhisme Tibétain, la tradition Sakyapa dont il devint le premier Trizin (« titulaire du Trône »).

Khön Könchog Gyalpo naquit au Tsang (Tibet central) dans le clan Khön qui soutint le bouddhisme dès le début de son arrivée au Tibet au VIIIe siècle, sous sa première forme locale (qui sera plus tard appelée l’école Nyingmapa).

Son frère aîné l’envoya étudier auprès du savant Drogmi Lotsawa qui l’initia aux différents nouveaux enseignements venus d’Inde, du Népal, du Cachemire et récemment traduits en tibétain. Il lui transmit notamment l’enseignement tantrique du puissant maître indien Virupa, centré sur la déité tantrique Hevajra.

Après avoir fréquenté plusieurs maîtres, il fonda son propre monastère à Sakya (« Terre claire » ou « blanche »), (à l’origine une grotte dans les collines de Ponpori) près de Shigatse dans le Tibet central. Il y institua ses propres règles marquées par une perfection de ses rituels et des études métaphysiques très poussées. Ce monastère devint le berceau de la troisième école du Bouddhisme Tibétain.

Son enseignement spécifique étant le « Lamdré » (« la Voie et le fruit ») qui postule l’ultime unité du cycle des renaissances (« samsara ») et de l’Eveil (« nirvana »).

Cette école instaura le principe de la transmission de façon héréditaire (« Sakya Trizin », « Trizi » signifiant « titulaire du trône ») ; soit de père en fils pour les chefs de lignée « yogis » mariés et pères de famille, soit d’oncle à neveu du côté paternel, quand ils adoptent la tradition de vœu de célibat de la vie monastique.

Le « Tantra » (ou « trame ») désigne l’art de percevoir, sans dualité aucune, l’univers comme un tissu interdépendant de phénomènes vides et lumineux. Pour accéder à cette vision pure, le pratiquant doit d’abord ouvrir son esprit puis changer radicalement sa vision du monde.

La voie tantrique dispose de tout un arsenal de techniques méditatives pour purifier et transformer cette perspective ordinaire obscurcie et intégrer tous les aspects de l’existence à la vaste vision de l’Eveil des Bouddhas. Des exercices préliminaires comme la prosternation, la méditation sur la vacuité universelle introduisent les exercices de yogas qui aident à acquérir la maîtrise de l’esprit et du corps. 

Le « Lamdré » (« la Voie et le fruit ») est basé sur l’idée que le cycle des renaissances (samsara) et  l’Eveil (le nirvana)  sont indissociables, donc la voie et le fruit le sont aussi. Ainsi, on peut transformer au fur et à mesure les fautes en vertu et les obstacles en victoires spirituelles, comprendre l’ensemble des enseignements à partir de la compréhension d’un seul. Elle implique une pratique du yoga et de la méditation qui comprend cinq étapes (initiation, génération, complétion, exercice et sceaux tantriques). Bien qu’il existe des textes d’appui (le texte d’origine étant Les Vers adamantins attribué à Virupa), il s’agit en grande partie d’un enseignement ésotérique transmis directement de maître à disciple.

www.lumieres-spirituelles.net     No39 – Sha'ban 1433 – juin-Juillet 2012


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