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2014-12-27 | Readers 581 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Tsongkhapa (1357 – 1419)


Tsongkhapa (1357 – 1419)

Lama Tsong Khapa ou Je Tsongkhapa, fut le fondateur de la branche « gelug » (les « vertueux » ou en référence au nom de son premier grand monastère « Ganden »), la 4e école du bouddhisme tibétain.

 

Tsongkhapa naquit en 1357 dans la province de l'Amdo (Tibet du nord est). Selon la tradition, à l'endroit où il naquit, un arbre de santal blanc se serait développé dont les feuilles seraient marquées de lettres tibétaines. Tsongkhapa commença très jeune sa vie religieuse : à 3 ans, il reçut l'ordination laïque (upasaka) du 4e Karmapa (de la 2de école)qui prédit qu'il aurait une grande importance pour le Bouddhisme tibétain. Il est dit que le Bouddha Sakyamuni aurait parlé de la venue de Tsongkhapa au Tibet comme une émanation du Bodhisattva Manjusri. Il prit les vœux de novice à l'âge 7 ans et reçut une éducation qui lui permit de connaître le meilleur de tous les courants Il s’est principalement inspiré de la tradition kadampa, qui insistait sur l’observance du « vinaya » (règles monastiques) ainsi que sur la connaissance des Sutras, des textes des philosophes indiens et des tantras. Elle visait à subordonner les pratiques tantriques à la formation textuelle de base (sutras et philosophie). Il définit son idée du bouddhisme dans l’Ode aux réalisations où il mentionna les trois aspects principaux de la voie : compassion, sagesse et désir de libération.

Tsongkhapa fut renommé dans toute l'Asie de son vivant, jusqu'aux empereurs Ming de la Chine qui l'invitèrent par deux fois à la cour des Ming. Tsongkhapa refusa l'invitation, car il se préoccupait davantage de la préservation et de la transmission des Enseignements. Il fonda le monastère de Ganden, sur la montagne Riwoché près de Lhassa, institua la cérémonie annuelle de prières communes des moines, en 1409 et  prôna un célibat strict.

Il fit un commentaire des enseignements précédents notamment sur « les étapes de la voie de l’illumination » (« lamrim » en tibétain), développant et expliquant dans les détails la pratique selon le « lamrim » adressée aux trois sortes de pratiquants, et il interpréta le système philosophique de Madhyamaka de Nagarjuna selon un point de vue « conventionnaliste » poussé à l'extrême (les phénomènes n'ont qu'une existence conventionnelle qui se ramène à une simple désignation).

Ses six principaux ouvrages sont : Le Grand Livre de la progression vers l'éveil ; Le Grand Exposé des tantras ; L’Essence de l’éloquence des enseignements interprétatifs et définitifs ; Éloge de la relativité ; Les cinq stades du Guhyasamaja ; Le Rosaire d’or.

L’école Gelugpa est caractérisée par la pratique du Lamrim, la rigueur de la discipline monacale, sur l’étude (notamment de la logique et de la philosophie bouddhiques et plus particulièrement sur la vacuité), sur le fait de réserver les pratiques tantriques (plus mystiques) aux étudiants les plus avancés. Le dalaï-lama, chef spirituel et temporel du Tibet est issu de cette école. Enfin cette école porte un bonnet jaune à la différence des autres écoles qui portent un bonnet rouge.

« Le Grand Livre de la progression vers l'éveil » comporte : une partie introductive sur les bases de l'entraînement (la grandeur de la Loi, les modes d'approche, la valeur d'une vie humaine pleinement disponible). Vient ensuite la présentation classique de la pratique selon les trois sortes de pratiquants :

-L'inférieur (qui est concerné par l'obtention d'existences heureuses). La pratique est orientée vers les réflexions sur la mort, l'impermanence, les destinées douloureuses, la prise de refuge dans le Triple Joyau et la causalité. 

-Le pratiquant intermédiaire (qui aspire à se libérer du cycle des existences) prend pour thèmes premiers de sa méditation la souffrance et son origine, l'ignorance et les perturbations intérieures, la production dépendante. 

-Le pratiquant supérieur qui se concentre en priorité sur l'esprit d'éveil, l'aspiration au plein épanouissement d'un Eveillé pour le bien des êtres, les six perfections (générosité, éthique, patience, persévérance, méditation et sagesse), tout en ne négligeant pas les contemplations propres aux deux premiers types de disciplines.

Suit un exposé détaillé des quatre premières perfections, les deux dernières (la méditation stabilisatrice, la sagesse ainsi que la connaissance de la vacuité d'être en soi) étant traitées dans le second volume du « Grand Livre ».

www.lumieres-spirituelles.net     No44 – Moharram 1434 – Nov.-Décembre 2012


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