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2014-12-27 | Readers 384 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

2-Le Bouddhisme Theravada


2-Le Bouddhisme Theravada

Le bouddhisme Theravada (« doctrine des Anciens ») (ou Bouddhisme du Petit Véhicule ou Bouddhisme originel) est la forme de bouddhisme dominante en Asie du sud et du sud-est (Sri Lanka, Thaïlande, Cambodge, Birmanie, Laos, parties du Vietnam), parmi les Chinois d’Indonésie et de Malaisie ainsi que chez certaines ethnies du sud-ouest de la Chine. Il est la forme la plus ancienne du Bouddhisme et selon certains, la plus proche de la pensée de Bouddha. Il s'appuie sur un Canon rédigé en pâli nommé Triple Corbeille (Tipitaka) comprenant de nombreux textes basés sur les paroles du Bouddha, recueillies par ses contemporains et retranscrites quelques siècles plus tard en palî (la langue dans laquelle prêchait Bouddha). Le palî est donc la langue religieuse du Theravada.

Sa doctrine ne reconnait pas de divinité suprême, s’appuyant sur un canon écrit en pâli, selon lequel Bouddha aurait dit : « On est son propre refuge, qui d'autre pourrait être le refuge »(Dhammapada, XII, 4). Cela signifie qu'on ne peut attendre de personne l'obtention de l’illumination (nirvana), il faut chercher en soi-même la vérité et pour atteindre ce but suivre le « Noble Chemin Octuple ».

Cette doctrine considère Bouddha simplement comme le maître qui a montré la voie vers la libération du « samsara » (cycle infernal de renaissances ou de réincarnations) et la suppression de la douleur (dukkha). Pour ne plus mourir ni souffrir, il ne faut plus renaître...

Le bouddhisme développe une spiritualité du « non-attachement » ou de détachement. Car seul le détachement permet de sortir de l’impasse où se trouve le « moi ». Il mène à la réalisation de l'état d’arahant (la personne qui se préoccupe principalement de son propre salut en suivant  la voie enseignée par le Bouddha sans toutefois bénéficier de l'omniscience). La réalisation des états de « bodhisattva » (la personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites pāramita, et aider, par compassion, les autres vers le salut) et de « sambuddha » (ou « bouddha parfait », personne qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l'éveil et peut enseigner), ne sont réservés qu’aux seuls religieux et  ne sont possibles qu'à de très rares personnes.

Un des moyens pour y arriver est la méditation qui inclut deux pratiques : le développement de la tranquillité  (samatha bhavana) et la pratique formelle d’une introspection (vipassana bhavana). Le premier mène à l'atteinte de profonds niveaux de concentration (jhanas) pour extraire la douleur et vise également le développement de la bienveillance, de la compassion, du détachement. Et le second est parfois décrit selon un ensemble de 18 contemplations, comme la contemplation de l’impermanence (anicca) (comprendre que tout est transitoire, que rien n’existe définitivement). Ces deux types de méditation sont considérés comme complémentaires : la tranquillité mentale donne la plus grande efficacité à la contemplation, et la contemplation permet d'éliminer les obstacles à la tranquillité mentale.

Ainsi, le pratiquant Theravâda se concentre plus sur son propre salut que sur celui de la société, prétendant laisser les efforts en direction du salut universel à Maitreya, le prochain Bouddha.

Pour développer cette attitude mentale de « non-attachement », les moines se sont interdit toute activité mondaine. Ils ne travaillent pas, ne reçoivent aucun argent et ne se font pas à manger. Ils sortent chaque matin pour mendier leur nourriture (dépendant intégralement des « laïcs »), dans l’objectif de pratiquer de manière radicale le « Noble Octuple Chemin » (« parole juste, acte juste », etc.).

Une caste de moines s’est ainsi constituée avec le temps, distincte de la population, les « laïcs » qui, eux, doivent acquérir suffisamment de mérites dans leurs vies successives  avant d’espérer d’échapper au « samsara ».

Le bouddhisme theravada se présenterait moins comme une doctrine philosophique que comme une pratique reposant certes sur une cosmologie complexe de facteurs cycliques, de mondes multiples et sur un système de réincarnation impliquée.

En plus, il faut aussi faire une distinction entre la doctrine du  bouddhisme theravada et sa pratique populaire. Pour les « laïcs », Bouddha est l'objet d'une vénération proche de celle d'un Dieu et ils croient que leur  salut peut être obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques. Ainsi, au nom de la doctrine du « kamma » (Karma en sanscrit, « la rétribution automatique des actes »), ils pensent qu’il est possible d’effacer leurs mauvaises actions par des donations. D’où le grand nombre de temples, d’images de Bouddha et autres genres de donation. De même, les notions de l’impermanence et du détachement alimentent en elles l’espérance de renaître dans une vie terrestre meilleure..

www.lumieres-spirituelles.net     No63  - Sha‘ban 1435 – Juin 2014


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